Sommet tripartite sur les interconnexions énergétiques [es]

Le Président de la République, François Hollande, a participé au Sommet sur les interconnexions dans le domaine de l’énergie en Europe, qui s’est déroulé à Madrid le mercredi 4 mars 2015. Le chef de l’État était accompagné de Mme Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du développement durable et de l’énergie et de M. Harlem Désir, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes.

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Dans le cadre du sommet trilatéral sur les interconnexions dans le domaine de l’énergie en Europe, le Président de la République s’est rendu à Madrid le mercredi 4 mars 2015 pour rencontrer le Président du gouvernement espagnol, M. Mariano Rajoy, et le Premier ministre portugais, M. Pedro Passos Coelho, ainsi que le Président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker, et le Président de la Banque européenne d’investissement (BEI), M. Werner Hoyer.

La tenue de ce sommet a été décidée en marge du Conseil européen du 19 décembre avec les chefs de gouvernement espagnol et portugais, pour avancer sur les questions d’interconnexions gazières et électriques entre les trois pays que sont la France, l’Espagne et le Portugal, dans le sillage de l’accord sur le cadre énergie-climat 2030 obtenu au Conseil européen d’octobre dernier. Celui-ci a réaffirmé
l’objectif d’arriver au moins à 10% d’interconnexions électriques au niveau européen d’ici 2020. Ce sommet s’inscrit par ailleurs dans une séquence internationale et européenne marquée par la prégnance des questions climatiques et énergétiques :

  • après le déplacement du président de la République aux Philippines et le lancement de « l’appel de Manille » ;
  • après l’adoption le 25 février par la Commission de trois communications sur l’Union de l’énergie, les interconnexions et la « vision européenne » de l’accord de Paris ;
  • avant le Conseil européen du mois de mars, largement consacré aux questions énergétiques.

Le développement des interconnexions constitue un des moyens à la disposition de l’Union européenne pour stimuler la transition énergétique, assurer la sécurité énergétique du continent et créer les conditions d’accès à une énergie à coût abordable, source de compétitivité. Ce développement s’inscrit par ailleurs dans le cadre d’une réflexion plus large sur la gestion des réseaux électriques, dans un contexte marqué par le développement des sources d’énergie intermittentes et de mécanismes de capacité permettant d’intervenir en back up lors des pointes de consommation.

Ce sommet a donc vocation à poursuivre les discussions engagées entre la France et l’Espagne pour la réalisation de nouveaux projets d’interconnexions électriques permettant d’atteindre l’objectif européen de 10% d’interconnexion et de demander le soutien financier de l’Union européenne, à travers le mécanisme pour l’interconnexion en Europe, les fonds structurels et le plan européen d’investissement. La participation de la Commission européenne et de la BEI à ce sommet a marqué l’engagement de l’Union européenne à nos côtés.

Interconnexions électriques

Le 20 février dernier le Premier ministre a inauguré la liaison électrique Baixas–Santa Llogaia qui double notre capacité d’interconnexion à 2800 MW. Un autre grand projet d’interconnexion sous-marin est à l’étude dans le Golfe de Gascogne pour établir une liaison entre le Pays Basque espagnol et l’Aquitaine du côté français.
Cette liaison constituera une prouesse technologique, puisque la ligne électrique sous-marine devrait traverser le plateau océanique, rendant naturellement plus complexe sa réalisation et expliquant le temps consacré à la minutie des études. Elle portera notre capacité d’interconnexion à 5000 MW.
Les discussions de mercredi évoqueront également d’autres projets ’interconnexions électriques dans le centre des Pyrénées et pour lesquelles des études d’opportunité et d’impact sont en cours.

Interconnexion gazières

Les chefs d’État ou de gouvernement reviendront aussi sur les interconnexions dans le domaine gazier.
Depuis 2010, les capacités d’interconnexion entre France et Espagne ont été triplées grâce aux gazoducs passant par Larrau et Biriatou (Pyrénées Atlantiques).
Un autre projet est à l’étude sur l’axe Est (Catalogne-Midi, MidCat) étant entendu que des financements européens devront en assurer la réalisation si son intérêt était confirmé. Le développement de ces interconnexions passe aussi par un renforcement du réseau de gazoducs en France (projet Val de Saône).
La crise ukrainienne a renforcé la nécessité d’une solidarité énergétique européenne. Dans ces conditions, la France accroît ses capacités d’interconnexions avec tous ses pays voisins. La semaine passée, lors du sommet franco-italien, le Président de la République et le chef du gouvernement italien ont placé l’interconnexion électrique à travers le tunnel de Fréjus dans la liste des projets d’investissement franco-italiens susceptibles d’être financés par le plan Juncker.

Lire la déclaration finale :
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La ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Ségolène Royal, a réalisé une visite au Lycée Français de Madrid

- Présidence de la République française

- Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie

- Secrétariat d’État aux Affaires européennes

- Présidence du gouvernement espagnol

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Dernière modification le 29/05/2015

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