Parcours d’avenir : que deviennent les bacheliers des établissements français en Espagne ?

Des personnalités du monde politique, éducatif, culturel, universitaire, économique ont donné leur point de vue sur la valeur ajoutée du français en temps de crise et échangé avec les participants sur son statut actuel et futur.

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De gauche à droite :
Bruno AGUILERA BARCHET, directeur de l’institut international des hautes études juridiques à l’université Rey Juan Carlos,
Alain FOHR, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut Français Espagne
Sara POLO CARPENA, journaliste et ancienne élève du lycée français de VALLADOLID
Luis PERAL GUERRA, sénateur de la communauté de Madrid, en charge du dossier éducation
Alessia DIAMANDIDIS, directrice du recrutement de L’OREAL Espagne
Pablo JIMÉNEZ BURILLO, directeur de la fondation MAPFRE

Le reportage sur les parcours réalisés par les jeunes issus des lycées français a été l’occasion de recueillir de nombreux témoignages sur ce qui fait aujourd’hui la force de l’éducation à la française
http://www.institutfrancais.es/madr...

Parmi les thèmes abordés, quelques messages forts à retenir :

L’éducation et la formation

Le système éducatif espagnol réussira, avec un peu de patience, à instaurer deux langues obligatoires dans l’enseignement. Le français retrouvera toute sa place car c’est une grande langue (Luis PERAL GUERRA)

Le français ne doit pas être opposé aux autres langues, il constitue un atout supplémentaire qui fait la différence quand on maîtrise déjà sa langue maternelle et l’anglais qui fait partie maintenant de la formation de base. (Frédéric BARNA, proviseur de lycée français)

Il y a un regain d’intérêt chez les nouvelles générations : tout le monde aujourd’hui se défend un peu en anglais en revanche quand on demande aux jeunes quelle langue ils souhaitent apprendre, ils ne choisissent pas spontanément les langues les plus diffusées comme le chinois ou l’hindi mais le français.(Bruno AGUILERA BARCHET)

L’université

« Il y a 3 000 accords de partenariat entre universités espagnoles et françaises et 300 double diplômes, les parcours sont riches » (Alain FOHR)

« Les espagnols bougent peu mais une fois qu’ils ont compris l’intérêt de passer deux ans dans une université française et deux ans dans leur pays, ils sont ravis car leur double diplôme leur ouvre toutes les portes, notamment dans le domaine du droit international » (Bruno AGUILERA BARCHET)

« Parmi nos jeunes recrues, nous cherchons une étape de mobilité internationale. En plus d’avoir aussi cette expérience, les élèves sortant des grandes écoles françaises ont des connaissances qui les font accéder rapidement à des postes de direction, leur permettant notamment de siéger au conseil d’administration des entreprises. Pour des jeunes de 32-33 ans, c’est assez exceptionnel. » (Alessia DIAMANDIDIS)

« Les pratiques d’investigation à la française m’ont été très utiles dans mon parcours, les stages réalisés en France ont apporté un plus à ma candidature à un poste d’enseignante à la faculté de médecine à Madrid » (Pilar FERNÁNDEZ MATEOS, professeur à la faculté de Médecine de l’université Complutense)

L’employabilité

« Les jeunes qui ont reçu une éducation à la française ont toujours une tête très bien faite. J’apprécie particulièrement leur capacité d’adaptation, leur intelligence culturelle et leur facilité à prendre des perspectives à 360 º. » (Alessia DIAMANDIDIS)

« Même si la langue française n’a plus le statut universel qu’elle avait jadis, elle reste un atout indéniable pour accéder au marché du travail international, les entreprises françaises en Espagne ont créé 300 000 emplois directs, les pays du pourtour de la méditerranée cherchent de la main d’œuvre qualifiée et parlant français. » (Alain FOHR)

« Honnêtement, je ne sais pas si j’aurais pu entrer aussi facilement dans un grand quotidien national espagnol si je n’avais pas eu cette valeur ajoutée. Parler français en Espagne, c’est exotique ! » (Sara POLO CARPENA)

La culture

« La langue française est aujourd’hui en Europe le ciment de la culture et une grande langue que parlent tous les directeurs de grands musées aussi bien à New York qu’à Sao Paulo » (Pablo JIMÉNEZ BURILLO)

« Le modèle culturel français est aujourd’hui la seule alternative réaliste en Europe pour contrer l’hégémonie du modèle culturel anglo-saxon » (Bruno AGUILERA BARCHET)

« L’école ne peut pas tout. Il faut aussi que l’Espagne permette davantage l’accès aux films en version originale » (Luis PERAL GUERRA)

- Programme de l’évènement :

PDF - 90.2 ko

- Télécharger les brochures d’informations :
http://ambafrance-es.org/france_esp...

Dernière modification le 07/06/2012

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