Euro 2016 : dispositif de sécurité [es]

Dispositif de sécurité pour l’Euro 2016

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a présenté, le 25 mai 2016, le dispositif de sécurité qui sera mis en oeuvre lors de l’EURO 2016 de football, en présence de Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Thierry Braillard, secrétaire d’État aux Sports.

L’EURO 2016 de football se déroulera en France du 10 juin au 10 juillet, dans dix villes : Lille, Lens, Paris, Saint-Denis, Lyon, Saint-Etienne, Bordeaux, Toulouse, Marseille et Nice. Pour la première fois, la compétition rassemblera 24 équipes pour 51 matches. Elle attirera 2,5 millions de spectateurs dans les stades, plusieurs millions de supporters sont attendus sur notre sol, et l’EURO devrait rassembler, en cumulé, 8 milliards de téléspectateurs dans le monde.

C’est donc un événement exceptionnel, qui se déroulera dans un contexte particulier lié à la menace terroriste. Il bénéficiera en conséquence d’un niveau de sécurité exceptionnel, véritable co-production entre l’État, les organisateurs et les villes-hôtes, mobilisés pour une sécurité optimale. L’engagement de l’État, ce sont plus de 77 000 personnels du ministère de l’Intérieur mobilisés : 42 000 policiers dont 2 000 de la sécurité publique, 5 000 de la police aux frontières, 2 000 CRS et 10 000 de la Préfecture de Police de Paris ; 30 000 gendarmes, dont ceux du GIGN et de ses antennes régionales ; 5 200 personnels de la sécurité civile dont 2 500 sapeurs-pompiers et 300 démineurs. Une partie des 10 000 militaires de l’opération Sentinelle sera spécifiquement affectée à la sécurisation de l’EURO, notamment dans les principales infrastructures de transports.

Les agents de l’État ne seront pas les seuls à être engagés dans la sécurité de l’EURO : 13 000 agents de sécurité privée seront déployés sur l’ensemble de la compétition, ainsi que 1 000 bénévoles des associations de secourisme. Les maires des villes-hôtes pourront par ailleurs mobiliser, s’ils le souhaitent, leurs effectifs de police municipale pour compléter le dispositif. Au total, ce sont donc environ 90 000 personnes, agents de l’État, des collectivités locales, personnels de sécurité privée et bénévoles, qui assureront ensemble la sécurité de l’EURO 2016. Les rôles de chacun ont été précisément et clairement répartis : à l’intérieur des stades, la sécurité est à la charge de l’organisateur, c’est-à-dire la société EURO 2016 SAS. Les Postes de commandements opérationnels (PCO), situés à l’intérieur des stades, constituent le point névralgique de coordination du service d’ordre mis en place pour chaque rencontre.

À l’extérieur des stades, des effectifs de police et de gendarmerie seront pré-positionnés à la périphérie des enceintes, pour y assurer l’ordre public et être en mesure d’intervenir. L’organisation et la sécurisation de ce que l’on appelle « les fan-zones » (lieux officiels de retransmission publique des matchs de la compétition sur des écrans géants, situés dans les villes-hôtes), sont quant à elles à la charge des collectivités territoriales qui les accueillent. Les fan-zones seront des sites nécessairement clos, soumis à des contrôles d’accès, et installés dans des emplacements choisis par les collectivités elles-mêmes, en étroite concertation avec les préfets. Les forces de l’ordre en assureront la protection périphérique.

Enfin, la sécurité intérieure des camps de base des équipes, comme des hôtels de transfert, sont à la charge de chacune des équipes nationales et de l’organisateur, tandis que la protection extérieure est prise en compte par les forces de sécurité intérieure. Ce dispositif est conçu pour anticiper, prévenir et le cas échéant réagir tant à la menace terroriste qu’à d’éventuels débordements et violences des hooligans. Au cours des deux derniers mois, près de 30 exercices de simulation se sont déroulés sur le territoire national pour préparer les policiers de terrain, les forces d’intervention et les secours. Une cellule d’analyse des risques sera activée 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 pour fournir, en temps réel, un état des différentes menaces, sur les lieux des matchs eux-mêmes mais aussi sur les autres sites susceptibles d’être concernés.

Mobilisation générale, répartition précise du rôle de chacun des acteurs de la sécurité, publics et privés, anticipation pour prévenir au maximum les menaces : toutes les précautions sont prises, pour assurer la protection de tous. État, villes-hôtes, organisateurs partagent un même objectif : que cet EURO 2016 de football soit une réussite en terme de sécurité, pour qu’il soit un plein succès sportif, et reste ce qu’il doit être : une fête.

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Déclarations officielles

Sécurité de l’Euro 2016 - Réponse de M. Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 27 avril 2016)

Monsieur le Député, je vous remercie tout d’abord de votre soutien à l’Euro, ainsi que de votre vigilance en matière de sécurité, un sujet majeur pour le gouvernement, en particulier pour le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

L’Euro est un événement hors norme. Près de 2,5 millions de spectateurs sont attendus dans les stades, et 7 à 8 millions de personnes dans les « fans zones ». Des moyens exceptionnels seront mobilisés par l’État, non seulement dans la police et dans la gendarmerie, mais aussi chez les militaires, puisque 10.000 d’entre eux seront mobilisés par Jean-Yves Le Drian. Cet événement sera donc sécurisé comme jamais un événement sportif ne l’avait été auparavant dans notre pays.

Cependant, même si les précautions prises sont maximales, le risque n’est jamais nul. C’est pourquoi nous avons souhaité travailler avec les villes concernées. Ce matin même, sous l’autorité d’Alain Juppé, président des villes hôtes de l’Euro 2016, et de Jacques Lambert, président de l’entreprise Euro 2016 SAS, nous avons trouvé à l’Hôtel de Ville de Paris un accord de financement, notamment pour les « fans zones », pour lesquelles le coût des mesures de sécurité était évalué entre 10 et 12 millions d’euros. Nous avons relevé le niveau de sécurité à 24 millions d’euros et avons trouvé un accord global entre les villes hôtes, l’État et l’UEFA sur le surcoût de ces zones, qui doivent rester un lieu de fête et de rassemblement populaire. Tout sera fait en la matière.

Monsieur le Député, soyez confiant. Ayons un discours qui ne soit pas anxiogène, mais positif sur cet événement qui va réunir des millions de supporters et près de 8 milliards de téléspectateurs dans le monde. L’Euro est un événement populaire. Il sera aussi un événement particulièrement sûr.

Tout est fait pour assurer l’Euro 2016 dans des conditions de sécurité maximale (23 mars 2016)

Le comité de pilotage sur la sécurité de l’Euro 2016, organisé du 10 juin au 10 juillet en France, s’est tenu ce mardi 22 mars 2016 au ministère de l’Intérieur, en présence du président du club des villes hôtes, Alain Juppé, et du président du comité d’organisation de l’Euro, Jacques Lambert.

Près de 2,5 millions de spectateurs sont attendus dans les stades, et 7 millions dans les fans zones lors du mois de compétitions. Jamais un événement d’une telle ampleur n’aura été surveillé et sécurisé à ce niveau. C’est l’image de la France qui est en jeu, sa capacité à organiser des événements d’une telle importance avec sérieux, sang-froid et détermination.

- L’UEFA va recruter 10 000 agents privés, soit 7% de plus que le chiffre prévu avant le 13 novembre 2015, pour la sécurité des stades, des camps de base des équipes, des hôtels officiels et du centre des médias.
- Une mobilisation exceptionnelle de Pôle emploi a été organisée dans les 10 villes hôtes avec un plan de 3 000 formations, gratuites pour les demandeurs d’emploi, pour accéder aux métiers de la sécurité privée et ainsi répondre au besoin des sociétés qui interviendront dans les stades et au sein des fans zones.
- Partout sur le territoire, l’État mobilisera des policiers, des gendarmes, des sapeurs-pompiers, des secouristes, des urgentistes, dont le nombre sera communiqué quelques semaines avant la manifestation.

Sécuriser les fans zones
Il faut avoir la souplesse qui permettrait, le cas échéant, d’adapter le dispositif de sécurité sur telle ou telle fans zone ou à un moment donné. Les propositions émises lors du dernier comité de pilotage tenu après les attentats du 13 novembre ont été validées :

- palpations systématiques à l’entrée des fans zones, pour notamment la détection éventuelle d’objets métalliques ;
- recours aux services de déminage ;
- installation de la vidéo-surveillance ;
- points d’accueil et d’orientation disposés aux abords des stades pour fluidifier les mouvements de spectateurs.

Placée sous la responsabilité des villes hôtes qui pourront avoir recours à des sociétés privées, et établie avec le préfet, la sécurisation des fans zones coûtera 17 millions d’euros au total. L’État financera 80 % des systèmes de vidéo-surveillance, soit 2 millions d’euros.

Des exercices pour tester le dispositif de secours déployé autour des fans zones
De nombreux entraînements dans les stades et fans zones des villes hôtes auront lieu d’ici au coup d’envoi de l’Euro 2016. Un exercice interministériel a été entrepris, le 17 mars à Nîmes, en présence de Bernard Cazeneuve et de Patrick Kanner. Organisé à l’école de police de Nîmes, cet exercice de grande ampleur avait pour objectif de tester le dispositif de secours déployé autour des fans zones qui accueilleront les supporters dans les 10 villes hôtes.

Plus de 70 services ou directions, appartenant à quatre ministères différents (Défense, Intérieur, Justice et Santé), ont été mobilisés pour simuler une attaque de nature radiologique, biologique et chimique : explosion dans la fans zone, accueil au niveau de l’établissement de santé, découverte d’un colis suspect et engagement de l’équipe de déminage… L’occasion de préparer et coordonner la chaîne de commandement, les services de secours mais aussi de faire face aux réactions des potentiels blessés.

"Ce type d’exercice, qui sera répété à plusieurs reprises ces prochaines semaines, nous permettra d’assurer cette grande fête sportive qu’est l’Euro dans des conditions de sécurité maximale", a souligné Bernard Cazeneuve.

Compte-rendu du Conseil des ministres du 10 février 2016

Le ministre de la ville, de la jeunesse et des sports et le secrétaire d’État chargé des sports ont présenté une communication relative à la préparation de l’Euro 2016.

A quatre mois du coup d’envoi de l’Euro 2016, le Gouvernement réaffirme son plein engagement pour la réussite de cette manifestation sportive qui se déroulera dans dix des plus importantes agglomérations françaises.

Plusieurs étapes importantes ont été franchies au cours des derniers mois. Le vaste chantier de modernisation des stades est achevé, et dote la France de l’un des parcs de grands stades les plus modernes de l’Union européenne. L’État est mobilisé depuis plus de deux ans en appui à l’organisation, au travers de ses compétences régaliennes, mais aussi pour s’assurer de la dimension populaire de l’évènement.

Dans la dernière ligne droite avant le 10 juin 2016, le Gouvernement agira en particulier dans trois directions :

- Faire de l’Euro 2016 un évènement au service du développement économique et de l’emploi : les retombées économiques sont estimées à plus d’un milliard d’euros au niveau national pour les entreprises et pour l’État ; un surcroît d’activité pour des centaines de petites et moyennes entreprises françaises est attendu ; l’Euro 2016 sera une vitrine pour l’excellence française à l’international et un événement moteur pour l’emploi et la formation – 20 000 postes ont été créés grâce à la modernisation des stades,
Plus de 94 000 pour l’organisation de la compétition, en particulier pour les personnes éloignées du marché du travail (jeunes demandeurs d’emploi, habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville, personnes en situation de handicap). Une évaluation économique au niveau national sera lancée.

- Faire de l’Euro 2016 un évènement à très haut niveau de sécurité : c’est une préoccupation constante mobilisant les services de l’État, les organisateurs et les villes hôtes depuis deux ans. Elle concerne tous les sites, en particulier les stades, les camps de base et les millions de visiteurs accueillis dans les « fans zones mais aussi les lieux de retransmission sur grands écrans en dehors des "fans zones" officielles.

- Faire de l’Euro 2016 un évènement qui rassemble tous les Français : le comité "11 tricolore", lancé par le Président de la République, favorise et soutient des actions autour de thématiques variées (culture, jeunesse, numérique, handicap, développement durable, emploi, économie et tourisme) en lien avec l’Euro 2016. Il se conclura par une manifestation populaire à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance le 29 mars 2016. A travers le dispositif "Tous prêts pour l’Euro 2016", l’État et la Fédération française de football se mobilisent pour rassembler et faire participer toutes les Françaises et les Français, en particulier les plus éloignés géographiquement (les territoires ultra-marins), socialement ou économiquement de cette manifestation. Le ministère de la ville, de la jeunesse et des sports a acquis de 20 000 places pour récompenser, avec une finalité sociale, les meilleurs projets. L’initiative sera déclinée à l’occasion des grands événements que la France accueillera en 2017. Enfin, près de 6 000 volontaires seront mobilisés.

Les actions déployées autour de cette manifestation d’envergure exceptionnelle traduisent le volontarisme de l’État pour développer l’accueil de grands événements sportifs. La réussite de l’Euro 2016 sera déterminante, elle renforcera la légitimité de la France à porter une candidature gagnante pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, dont le logo a été dévoilé hier.

Mesures de sécurité en vue de l’Euro 2016 (25 novembre 2015)

La réussite de l’Euro 2016, grande fête populaire, passera en premier lieu par un tournoi sans incident sécuritaire. Trois décisions importantes ont été adoptées.

La réussite de l’Euro 2016, grande fête populaire, passera en premier lieu par un tournoi sans incident sécuritaire. Une réunion s’est tenue autour de Bernard Cazeneuve, Patrick Kanner et Thierry Braillard pour construire une sécurité maximale en vue de l’Euro 2016, en particulier dans et aux abords des stades, mais aussi dans les Fan zones.

Beaucoup a été fait depuis 2 ans déjà, en étroite collaboration entre toutes les parties prenantes de l’organisation, sur la sécurisation des stades et des Fan zones. Ce travail avait déjà anticipé un renforcement de la menace terroriste, avec des dispositifs évolutifs et réactifs.

Au regard du contexte actuel, des mesures complémentaires s’imposent néanmoins. Elles ont été décidées d’un commun accord entre tous les partenaires de l’Euro 2016. Trois décisions importantes ont notamment été adoptées :

- tirer tous les enseignements des incidents au Stade de France pour renforcer la sécurité dans les stades ; ce sera notamment le cas en matière de vidéo protection, avec l’appui de l’État qui pourra participer au financement via le fonds interministériel de prévention de la délinquance qui a été augmenté ;
- tout faire pour maintenir l’organisation de Fan zones dans les 10 villes hôtes, sous réserve qu’elles se conforment strictement au cahier des charges fixé par le Gouvernement. Ce cahier des charges sera en outre complété, notamment sur les contrôles d’accès et la vidéo protection. Dans le cas contraire, les Fan zones ne pourront accueillir du public ;
- encadrer très strictement les rassemblements ou écrans géants hors des Fan zones, dans les villes hôtes et partout en France. Ils ne seront possibles que dans des lieux fermés, stades, gymnases, etc., et sous réserve qu’ils respectent des prescriptions de sécurité établies dans les prochaines semaines, en lien avec les élus et les organisateurs.

Dernière modification le 27/05/2016

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