Dossier Syrie [es]

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Conseil de Sécurité sur la situation en Syrie : rencontre de M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, avec M. Nabil Al Arabi, secrétaire général de la Ligue arabe, en présence de M. Gérard Araud, ambassadeur de France auprès de l’ONU (New York). 31/01/2012 Presse © ONU / Mark Garten

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- Réunion des Ministres des Affaires Étrangères du G8 - Point de presse du Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères et Européennes, Alain Juppé
Washington - 12 avril 2012

"Comme vous le savez, M. Kofi Annan, envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies et de la Ligue arabe, a présenté un plan en six points. Le régime de Damas et l’opposition ont accepté en principe ce plan. Je constate que le régime n’a pas tenu ses engagements jusqu’à aujourd’hui : il n’a pas retiré ses forces des sites urbains ; il n’a pas renvoyé ses troupes dans les casernes comme il s’y était engagé ; il continue à bombarder Homs de manière tout à fait disproportionnée avec les actes de résistance qui peuvent s’y dérouler. Des incidents se sont produits à la frontière turque. Vous avez entendu tout à l’heure un point sur l’augmentation spectaculaire du nombre de réfugiés qui tente de traverser la frontière. En résumé, la situation ne cesse de se dégrader et la date prévue de cessez-le-feu, le 10 avril, n’a pas été respectée.

M. Mouallem, le ministre des Affaires étrangères syrien, vient d’envoyer une lettre à Kofi Annan dans laquelle il annonce que demain à 6 heures heure locale le cessez-le-feu sera effectif. J’ai une confiance extrêmement limitée dans cet engagement. Ce n’est pas la première fois que le régime de Damas ne respecte pas ses engagements.

Nous allons voir demain ce que Kofi Annan dira au Conseil de sécurité. Ce que la France souhaite, si Kofi Annan s’estime en mesure de poursuivre sa mission, c’est que le Conseil de sécurité puisse adopter, le plus rapidement possible, une résolution permettant d’envoyer sur le terrain une mission robuste d’observateurs qui puisse être libre de ses mouvements, sans dépendre du régime de Damas, pour vérifier la réalité des engagements pris par les parties ; essentiellement le régime puisque c’est lui qui porte, pour l’essentiel, la responsabilité de la répression. Voilà où nous en sommes et la journée de demain va être de ce point de vue tout à fait décisive. (...)"

- Déclaration de M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes
Paris, le 10 avril 2012

"C’est aujourd’hui que Kofi Annan devait dire si oui ou non Damas avait pris les mesures d’application immédiate auxquelles il s’était engagé : cesser les mouvements de troupes vers les villes, arrêter les tirs à l’arme lourde contre les populations civiles, entamer le retrait des forces de sécurité des centres urbains.

(...) Les faits que relève l’envoyé spécial sont sans ambiguïté. Non seulement les tirs à l’arme lourde n’ont pas cessé, non seulement les libérations de prisonniers politiques sont minimes par rapport à l’ampleur de la répression, non seulement Damas s’attaque maintenant à ses voisins, mais ce qui est présenté comme un retrait n’est en fait qu’un redéploiement à peine déguisé.

Dans ces circonstances, la communauté internationale constate d’ores et déjà que Damas n’a pas respecté ses obligations du 10 avril. Bachar Al Assad a menti à Kofi Annan, qui bénéficie du soutien total de la communauté internationale. Je le regrette d’autant plus que l’opposition était prête à faire sa part du chemin, pourvu que Damas ait respecté ses premiers engagements. (...)"

- Tirs de l’armée syrienne en territoires libanais et turc - 10 avril 2012

"Le ministre d’Etat a appelé ce matin son homologue turc, au lendemain des tirs délibérés des forces syriennes contre un camp de réfugiés en Turquie qui ont blessé deux ressortissants turcs ainsi que quatre réfugiés syriens. Il lui a fait part de sa solidarité, de sa colère et de sa condamnation.

Le ministre d’Etat a demandé à notre ambassadeur à Beyrouth d’adresser aux autorités libanaises le même message à la suite des tirs des forces syriennes contre le territoire libanais qui ont provoqué la mort d’un journaliste libanais et blessé deux autres reporters de la chaîne al-Jadeed et que nous condamnons avec la plus grande fermeté. (...)

De même les déclarations ce matin du ministre des Affaires étrangères syrien affirmant une première mise en œuvre par le régime de Damas du plan de M. Annan sont une nouvelle expression de ce mensonge flagrant et inacceptable. Elles témoignent d’un sentiment d’impunité contre lequel la communauté internationale doit absolument réagir. Ce sera l’objet de l’action de la France à la réunion du G8 à Washington et au sein du Conseil de sécurité des Nations unies."

- Poursuite des massacres en Syrie - Extrait du Point de presse
8 avril 2012

"La France condamne avec force la poursuite des massacres perpétrés par le régime syrien, qui ont fait plusieurs dizaines de morts parmi les civils et de nombreux blessés au cours des derniers jours.

Alors que le régime de Bachar Al-Assad avait annoncé qu’il acceptait le plan Annan et proposé lui-même la date du 10 avril pour le retrait de ses troupes et de ses armes lourdes des centres urbains, il formule maintenant de nouvelles exigences inacceptables. (...)

La communauté internationale a réitéré par une déclaration du Conseil de sécurité des Nations unies du 5 avril 2012 sa demande "au Gouvernement syrien d’honorer de toute urgence et de manière visible, les engagements qu’il a pris a) de mettre fin aux mouvements de troupes en direction des agglomérations, b) de cesser de faire usage d’armes lourdes en ces lieux, et c) de commencer à retirer les troupes concentrées dans les agglomérations et aux alentours, et de s’acquitter intégralement de ces engagements d’ici au 10 avril 2012 au plus tard". (...)"

- Déclarations du porte-parole du MAEE - Extrait du Point de presse
6 avril 2012

"L’afflux croissant de réfugiés syriens vers les pays voisins, et notamment la Turquie, auquel s’ajoute le grand nombre de déplacés dans le pays, illustre la gravité de la situation. La France est reconnaissante aux pays voisins qui ont maintenu leurs frontières ouvertes et en particulier à la Turquie, qui a en outre apporté une assistance humanitaire. (...)

Comme cela est affirmé dans les conclusions de la Conférence d’Istanbul du Groupe des amis du peuple syrien, la France est consciente des difficultés rencontrées par les pays voisins de la Syrie dans la gestion des flux de réfugiés. Nous tenons à affirmer notre solidarité à l’égard de la Turquie confrontée à cette situation humanitaire tragique. (...) "

- Déclarations du porte-parole du MAEE - Extrait du Point de presse
3 avril 2012

Lors de sa conférence de presse quotidienne, le porte-parole du MAEE a souligné l’importance capitale du travail réalisé par le Comité International de la Croix Rouge (CICR), en Syrie.

"La France soutient les efforts du CICR qui à travers la mission de son président, M. Jakob Kellenberger en Syrie, œuvre pour garantir un accès libre et sans entraves aux victimes de la répression dans le respect de ses principes d’indépendance et de neutralité. (...) La situation humanitaire d’aujourd’hui est dramatique et c’est la raison pour laquelle nous exprimons notre soutien au président du CICR."

- Poursuite de la répression en Syrie - Extrait du Point de presse - 29 mars 2012

"Au lendemain de la prétendue acceptation par le régime de Damas du plan de M. Kofi Annan, nous constatons que la répression a encore fait plusieurs dizaines de victimes pour la seule journée d’hier et que le régime continue d’utiliser des armes lourdes contre sa population.

La communauté internationale ne se satisfera pas de faux-semblants.

La France exige que le régime respecte ses engagements et mette fin aux massacres.

La Ligue arabe se réunit aujourd’hui à Bagdad et la crise syrienne est au centre des discussions. Depuis le mois de novembre dernier, la Ligue arabe a pris des positions courageuses et a proposé un plan politique de sortie de crise qui a été soutenu par la quasi-totalité des États membres des Nations unies. (...)"

- Mise en œuvre du plan de M. Kofi Annan - Extrait du Point de presse
du 28 mars 2012

" Bachar Al-Assad a indiqué à l’envoyé spécial conjoint de la Ligue arabe et des Nations unies, M. Kofi Annan, qu’il acceptait son plan de paix. Après des mois de promesses non tenues, la France et la communauté internationale le jugeront sur ses actes .

Nous exigeons la mise en œuvre complète du plan de paix proposé par M. Kofi Annan, à commencer par l’arrêt immédiat de la répression. Je vous rappelle que celle-ci a fait encore ces derniers jours plusieurs dizaines de morts en Syrie et que l’on compte aujourd’hui par dizaines de milliers les blessés, les prisonniers, les réfugiés et les personnes déplacées. (...)

La réunion d’Istanbul sera l’occasion pour la communauté internationale d’apprécier si le régime de Damas applique ou pas ce plan, respecte ou pas ses engagements, arrête ou pas les massacres auxquels il se livre quotidiennement depuis plus d’un an."

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- Réunion de l’opposition à Istanbul - Extrait du Point de presse - 27 mars 2012

"Nous saluons les efforts des opposants syriens réunis hier à Istanbul pour construire une vision commune pour la Syrie de demain. Nous appelons tous ceux qui veulent travailler à cette nouvelle Syrie à se rassembler très vite dans cet objectif.

La déclaration qu’ils ont présentée hier à Istanbul constitue à nos yeux un document de référence pour définir les principes d’une Syrie démocratique, pluraliste et respectueuse des droits de tous les Syriens. (...) "

- Opposition : Attentes vis-à-vis de la réunion de l’opposition syrienne à Istanbul
27 mars 2012

"A l’approche de la seconde réunion du groupe des amis du peuple syrien qui aura lieu à Istanbul le 1er avril, nous encourageons les efforts de l’opposition pour construire son unité autour d’un projet clair pour la Syrie de demain. (...)

La réunion qui se tient à Istanbul, le 27 mars 2012, et où sont représentés le CNS ainsi que d’autres mouvances de l’opposition syrienne, est une occasion pour tous ces groupes de présenter une plateforme susceptible d’emporter la conviction du peuple syrien dans toute sa diversité. (...)"

- Extrait du point de presse - 23 mars 2012 - Résolution du Conseil des droits de l’Homme sur la Syrie

" Après une première résolution prise en urgence au début de sa session, le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, à Genève, s’est exprimé pour la seconde fois en condamnant les autorités de Damas pour leur politique de répression massive du peuple syrien et les crimes contre l’humanité qui sont commis, en exigeant la cessation des violences et un accès humanitaire et en demandant l’ouverture d’un dialogue politique national. (...)

Alors que les violences se poursuivent, les autorités de Damas doivent entendre ce message, mettre en œuvre sans délai les exigences de la communauté internationale, et notamment le plan en 6 points de M. Kofi Annan, Envoyé spécial des Nations unies et de la Ligue arabe."

- Déclaration du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Syrie
Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes - Paris, 21 mars 2012

"La France se félicite du soutien unanime témoigné par le Conseil de sécurité à la mission de l’Envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe.

Les autorités syriennes doivent enfin répondre aux exigences de la communauté internationale et coopérer avec M. Kofi Annan. En particulier, elles doivent immédiatement et totalement cesser les violences et la répression, permettre à l’aide humanitaire de parvenir à l’ensemble des populations qui en ont besoin, et s’engager dans un dialogue inclusif en vue d’une solution politique durable.

Il est indispensable qu’une réponse soit apportée aux aspirations légitimes qui s’expriment depuis plus d’un an et que soit mise en œuvre une transition en vue de l’établissement d’une Syrie libre et démocratique, respectueuse des droits de l’Homme et des libertés fondamentales de tous ses citoyens et garantissant les droits des personnes appartenant à des minorités.

Par cette déclaration, le Conseil des Sécurité des Nations Unies commence à prendre ses responsabilités après des mois de blocage.

La France, fermement engagée auprès de la Ligue arabe et de l’Envoyé Spécial, est déterminée à continuer à tout faire pour que cesse la tragédie syrienne."

Déclarations à la presse du Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies
21 mars 2012 :


- Entretien du Ministre d’État, Ministre des Affaires Étrangères et Européennes, Alain Juppé, avec le quotidien "La Voix du Nord" - Paris, 20 mars 2012

" (...) Le Conseil de sécurité des Nations unies, la seule instance qui pourrait prendre des mesures contraignantes sur le régime de Bachar al-Assad, est bloqué par les veto russe et chinois. La Russie semble évoluer. Nous ne baissons pas les bras. (...) Une intervention militaire en Syrie est exclue pour trois raisons. Premièrement, il n’y a pas de feu vert du Conseil de sécurité. Ensuite, l’opposition syrienne elle-même est divisée sur la question. Enfin, si la société libyenne est homogène, la Syrie est composée de plusieurs minorités, avec notamment les alaouites au pouvoir et les chrétiens qui continuent à soutenir le régime. Le risque de guerre civile est majeur. On est davantage dans un schéma yéménite. (...) "

- ONU - Mission de l’Envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe - 19 mars 2012

" (...) Nous souhaitons que le Conseil de sécurité exprime rapidement son soutien à l’action de M. Kofi Annan en vue de l’arrêt de la répression sanglante et de l’obtention d’un accès humanitaire, afin de dégager enfin une solution politique crédible et pacifique à la crise en Syrie sur la base de l’initiative arabe endossée par l’AGNU le 16 février.

L’évaluation des besoins en termes d’action humanitaire, à laquelle procèdent notamment les missions de l’ONU et de l’OCI depuis dimanche, est une première étape. Elle doit intervenir au plus tôt, compte tenu de l’urgence évidente à agir. "

- Attentats à Damas (17 mars 2012) - Déclaration de M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes

"Je condamne avec fermeté les deux attentats qui ont fait ce samedi à Damas, 27 morts et 97 blessés. La France exprime ses vives condoléances aux familles et aux proches des victimes ainsi que sa sympathie aux blessés. (...)"


Message du ministre d’Etat au peuple syrien
15 mars 2012



A l’occasion du premier anniversaire du soulèvement du peuple syrien, le Porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes, Bernard Valero, a lu sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris une lettre d’Alain Juppé adressée aux Syriens.


"Il y a un an jour pour jour, des citoyens syriens se rassemblaient au souq Harika de Damas pour réclamer la liberté et la démocratie. D’emblée, le régime répondait par la violence et par la répression.

Deraa, Hama, Homs, Douma, Zabadani, Idlib : ces noms, et ceux de biens d’autres villes et villages sinistrés, sont aujourd’hui devenus des symboles du martyre du peuple syrien.

Ce peuple prouve au monde, avec un courage et une détermination admirables, que les aspirations à la dignité et à la liberté sont plus fortes que l’oppression.

Et pourtant, un an après, ce combat légitime est loin d’être achevé. Chaque jour, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants sont assassinés. Les responsables du régime devront répondre de ce crime contre l’humanité.

Cette violence effroyable est un aveu de faiblesse. Le régime de Bachar al-Assad a perdu toute légitimité. Il cherche à attiser les conflits interconfessionnels, et à provoquer une spirale de violence et une montée des extrêmes dont il espère tirer profit pour se maintenir au pouvoir. Il représente une menace pour tous et pour la paix dans la région.

La France est mobilisée, au premier rang des nations amies du peuple syrien. Elle a contribué à affaiblir le régime en soutenant la mise en œuvre par l’Union européenne de sanctions. Elle a contribué activement à la création du groupe des amis du peuple syrien, fondé à Tunis le 24 février.

Elle a plaidé la cause du peuple syrien dans toutes les enceintes internationales, que ce soit à l’Assemblée générale des Nations Unies, au Conseil des droits de l’homme ou au Conseil de sécurité, où nous nous sommes heurtés jusqu’à présent aux vetos de la Russie et de la Chine.

Elle a été la première à apporter son soutien au Conseil national syrien, qui œuvre à rassembler autour de lui toutes les sensibilités qui font la richesse de la société syrienne. Je salue la présence ce soir de plusieurs de ses principaux responsables.

Le peuple français, qui connaît le prix de la liberté, est aux côtés du peuple syrien en ce premier anniversaire de la révolution de Syrie. Il le soutient et l’admire. Il partage sa cause. Et il est sûr que la liberté triomphera."

- Retrouvez les photos de la mobilisation sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris ( 15 mars 2012)


- Intervention de Kofi Annan devant le Conseil de sécurité des Nations unies - Premier anniversaire du soulèvement du peuple syrien - 15 mars 2012

" M. Kofi Annan, envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe, interviendra le 16 mars devant le Conseil de sécurité pour l’informer des résultats de sa mission en Syrie et dans la région, notamment de la réponse que lui ont donnée les autorités syriennes à ses propositions.

Nous soutenons pleinement son action et attendons de connaître ses premières conclusions et recommandations. Nous entendons rester pleinement mobilisés en vue du succès de sa mission. (...)

M. Alain Juppé a adressé le 14 mars 2012 un message de soutien à l’initiative du maire de Paris d’organiser aujourd’hui une mobilisation sur le parvis de l’Hôtel de Ville afin de marquer le premier anniversaire du soulèvement du peuple syrien."

"Le peuple français, qui connaît le prix de la liberté, est aux côtés du peuple syrien en ce premier anniversaire de la révolution de Syrie. Il le soutient et l’admire. Il partage sa cause. Et il est sûr que la liberté triomphera.""

- Situation de M. Mazen Darwich, journaliste - Extrait du point de presse - 15 mars 2012

"Nous avions condamné le 17 février l’arrestation du journaliste et militant des droits de l’Homme M. Mazen Darwich avec ses collaborateurs alors qu’ils se trouvaient dans les locaux de son O.N.G., le Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression.

Aujourd’hui, des nouvelles préoccupantes nous parviennent sur l’état de santé de M. Mazen Darwich dont la vie serait en danger.

Nous demandons au régime de Damas la libération de ce journaliste dont la seule faute a été de vouloir témoigner et d’exercer sa liberté d’opinion. (...) "

- Extrait du point de presse - 14 mars 2012

"(...) M. Zhang Ming, ministre assistant des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, sera reçu aujourd’hui par le conseiller diplomatique du président de la République et demain par le directeur de Cabinet du ministre d’État et le directeur politique du ministère des Affaires étrangères et européennes.

La France accueille avec intérêt ce représentant du gouvernement chinois. Cette rencontre sera l’occasion d’un échange de vues approfondi sur la crise syrienne. Nous prendrons connaissance des propositions chinoises et nous rappellerons la position de la France que le ministre a rappelé avant-hier à New York (...)"


Réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur les printemps arabes - 12 mars 2012



Le ministre d’État s’est rendu à New York lundi 12 mars 2012 pour participer à une réunion ministérielle du Conseil de sécurité sur les défis et les opportunités que représentent les changements intervenus dans le monde arabe pour la paix et la sécurité internationales.

Le ministre d’État a rappelé le rôle essentiel des Nations unies pour soutenir toutes solutions visant à répondre aux aspirations des peuples à la liberté, au respect des droits de l’Homme et à la démocratie.

- Lire le discours d’Alain Juppé lors de la réunion ministérielle publique sur les défis et les opportunités des changements intervenus dans le monde arabe pour la paix et la sécurité internationales du Conseil de sécurité des Nations unies

"(...) Ne nous y trompons pas : face à la crise syrienne, notre Conseil a une responsabilité historique : la responsabilité de faire cesser les violations massives des droits de l’Homme, la responsabilité d’éviter un engrenage qui pourrait être fatal à la paix au Liban et dans la région. En refusant d’agir, on abandonne les opprimés aux oppresseurs, on abandonne les Syriens à la violence et à la barbarie. En refusant d’agir, on laisse la guerre civile gagner chaque jour un peu plus de terrain sur la recherche d’une solution pacifique. Être membre du Conseil, c’est se mobiliser concrètement en faveur de la paix et de la sécurité du monde. C’est aussi placer le bien commun au-dessus de toute autre considération. Notre responsabilité c’est d’agir. Et c’est d’agir maintenant, pour mettre enfin un terme au martyre du peuple syrien et lui permettre de retrouver la maîtrise de son destin. (...)

Ce que nous rappellent les révolutions pacifiques et les évolutions en cours sur la rive sud de la Méditerranée, ce que nous confirme la tragédie qui se déroule en Syrie, c’est que le principe de légitimité est un principe cardinal pour tout gouvernement. Le jour où un gouvernement perd sa légitimité aux yeux de son peuple, ce jour-là, ce gouvernement est condamné. Et dans cette région du monde, l’une des grandes questions qui se posent est celle de la capacité à faire vivre ensemble des communautés et des minorités dans un pacte national respectueux des droits de chacun et des droits de l’Homme pour tous. La promesse du « printemps arabe », c’est le droit universel à la liberté, et j’ai confiance dans sa réalisation.

"

- Point de presse d’Alain Juppé - 12 mars 2012 (en français et en anglais)

- Point de presse d’Alain Juppé avec la presse francophone - 12 mars 2012


- L’ONG française Reporters sans frontières, avec le soutien de Google, remet le prix du net-citoyen au centre des médias des Comités locaux de coordination (LCC) syriens - 12 mars 2012

"Ce prix récompense un internaute, blogueur ou cyberdissident qui s’est illustré par ses activités de défense de la liberté d’expression sur le Net. En 2011 il avait été attribué aux blogueurs tunisiens du blog collectif indépendant Nawaat. En 2012 il a été attribué aux "journalistes citoyens" des Comités-locaux de coordination en Syrie pour saluer ceux qui rassemblent et diffusent "en temps réel, informations et images sur la révolte populaire syrienne".

- Extrait du point de presse - 12 mars 2012

" (...) Il semble que les défections commencent à se multiplier autour du régime syrien.

Ce régime a depuis longtemps perdu toute légitimité auprès de la population et des élites syriennes. L’apparente cohésion du pouvoir syrien est le fruit d’une politique de terreur, qui ne saurait l’emporter durablement sur les aspirations à la liberté et à la dignité. (...)"

- Unesco - Extrait du Point de presse - 9 mars 2012

" Nous saluons la décision adoptée hier par le comité exécutif de l’UNESCO à une très large majorité (35 voix pour, 8 contre) condamnant les violations des droits de l’Homme commises par le régime syrien. (...) il commence à y avoir un nombre croissant de défections qui soulignent que le clan Assad est replié sur lui-même, que l’apparente cohésion du pouvoir syrien est le fruit d’une politique de terreur qui ne saurait l’emporter durablement sur les aspirations à la liberté et à la dignité du régime syrien. (...) "

- Allocation d’un million d’euros supplémentaire au fonds d’urgence humanitaire pour la Syrie - Extraits du Point de presse - 8 mars 2012

" Face à la gravité de la situation humanitaire en Syrie, la France a décidé, à titre national, de consacrer un million d’euros supplémentaires, au fonds d’urgence humanitaire pour la Syrie qu’elle a créé le 14 février dernier. L’accès humanitaire aux populations civiles victimes de la répression constitue un impératif et un forum humanitaire sur la situation en Syrie se tient aujourd’hui à Genève afin de mobiliser la communauté internationale qui se doit d’apporter une assistance à la population syrienne. (...) "

- Missions en Syrie de Valerie Amos, secrétaire générale adjointe des nations unies pour les affaires humanitaires et coordinatrice des secours d’urgence, et de Kofi Annan, envoyé spécial conjoint des nations unies et de la ligue arabe sur la Syrie - Extraits du Point de presse - 6 mars 2012

" (...) Nous avons été particulièrement choqués par le fait que, après avoir donné leur accord à une mission du CICR à Homs, les autorités syriennes aient empêché tout accès humanitaire à la population du quartier de Baba Amr. (...) La visite de Mme Amos, attendue du 7 au 9 mars en Syrie, est une étape. Mais désormais, ce sont des actions concrètes et immédiates qui sont attendues de la part des autorités syriennes. (...) Au-delà de l’urgence humanitaire, il revient aux autorités syriennes de mettre fin sans délai aux violences, afin que se dégage enfin l’espace nécessaire pour une solution politique pacifique et crédible sur la base de l’initiative de la Ligue arabe. C’est tout l’objet de la mission assurée par l’envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe sur la Syrie, M. Annan, que l’ensemble des acteurs internationaux doivent soutenir et que la France soutient pleinement."

- Fermeture de l’ambassade de France à Damas - Extrait du Point de presse - 5 mars 2012

"(...) Le processus de fermeture de l’ambassade de France à Damas décidé par le président de la République est en cours. M. Chevallier sera de retour très prochainement à Paris."

- Adoption d’une déclaration du Conseil de sécurité exigeant un accès humanitaire en Syrie - 2 mars 2012

"La France salue l’adoption unanime par le Conseil de sécurité d’une déclaration exigeant des autorités syriennes de garantir un accès humanitaire immédiat et sans entraves aux populations ayant besoin d’assistance et d’autoriser le déplacement de Mme Amos en Syrie."

- Journalistes victimes de bombardements à Homs - Déclaration d’Alain Juppé - 1er mars 2012

" Je suis heureux que les deux journalistes français, Mme Edith Bouvier et M. William Daniels,
qui étaient bloqués à Homs depuis plusieurs jours, soient ce soir au Liban. Ils ont été pris en
charge par l’ambassade de France à Beyrouth et tout est fait pour assurer leur suivi médical et
leur rapatriement dès que possible.

Je souhaite faire part à leur famille de mon immense joie pour cette issue heureuse. J’ai une
pensée émue pour les familles de Rémi Ochlik et de Marie Colvin qui ont été tués à Homs,
mais également pour toutes les victimes syriennes de cette ville martyre.

En mon nom personnel et au nom du gouvernement français, je remercie très chaleureusement
tous ceux qui, souvent au péril de leur vie, ont rendu possible ce dénouement. Je leur exprime
la gratitude de la France."

- Résolution du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies - 1er mars 2012

" Avec la résolution adoptée aujourd’hui par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, la communauté internationale condamne avec force le crime contre l’humanité que constitue la politique répressive menée par le régime de Damas contre son peuple. (...) Face à cette situation, le Conseil des droits de l’Homme, en se référant aux conclusions du groupe des amis du peuple syrien de Tunis, appelle à une cessation immédiate de la violence et des violations des droits de l’Homme, et demande un accès libre pour les Nations unies et les agences humanitaires afin d’acheminer l’aide nécessaire pour soulager les souffrances de la population syrienne."

- Refus des autorités syriennes d’autoriser Valerie Amos à se rendre en Syrie - 1er mars 2012

" (...) La France renouvelle son appel à une pleine coopération des autorités syriennes avec l’ONU, et notamment avec la Secrétaire générale adjointe des Nations unies pour les affaires humanitaires et coordonnatrice des secours d’urgence, alors que la situation sur le terrain ne cesse de s’aggraver (...). Nous saluons la décision de l’Envoyé spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe sur la Syrie, M. Kofi Annan, de se rendre prochainement à Damas. Nous appuyons sa détermination à délivrer un message clair aux autorités syriennes. (...)"

- Journalistes victimes de bombardements à Homs - Extraits du Point de Presse - 29 février 2012

"La France est mobilisée pour réussir l’évacuation prioritaire de ses deux ressortissants bloqués à Homs, en liaison avec les autorités syriennes, le CICR et le Croissant-Rouge.

Nous attendons du gouvernement de Damas qu’il réunisse toutes les conditions d’une évacuation sûre et rapide, notamment par un cessez-le-feu immédiat sur Bab Amr. (...)"

- Entretien d’Alain Juppé avec RTL (Extraits) - 28 février 2012

" (...) Je l’ai dit, l’option militaire pourrait avoir des conséquences catastrophiques dans la région (...). Le risque de guerre civile entre des communautés qui sont prêtes à s’affronter, les Alaouites, les Sunnites, les Chiites, les Kurdes et les Chrétiens font que la situation est très différente de celle que nous avons connue en Libye. (...) une résolution à vocation humanitaire, en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire et de l’accès de l’aide humanitaire dans les sites les plus menacés est en cours de discussion au Conseil de sécurité ; on peut espérer que la Chine et la Russie ne mettront pas leur veto à cette résolution."

Alain Juppé, ministre français des Affaires...->http://www.dailymotion.com/video/xp3lmd_alain-juppe-ministre-francais-des-affaires-etrangeres-la-france-va-maintenir-la-pression-sur-le-regi_news] par rtl-fr


- Réponse d’Alain Juppé à une question d’actualité à l’Assemblée Nationale - Paris, 28 février 2012

" (... ) Nous travaillons également à une résolution au Conseil de sécurité qui pourrait prescrire une cessation immédiate des hostilités et un accès de l’aide humanitaire tout en renouvelant le soutien au plan de la Ligue arabe.

J’en appelle solennellement à la Russie et à la Chine pour qu’elles ne bloquent pas cette nouvelle résolution du Conseil de sécurité car au moment où je vous parle, les bombardements ont repris sur Homs dans des proportions insupportables et criminelles. (...)"



- Journalistes victimes de bombardements à Homs - Extraits du Point de Presse - 28 février 2012

"(...) Nous n’avons aucune confirmation concernant la situation de notre compatriote et journaliste Édith Bouvier. Plus que jamais, nous sommes mobilisés, ici à Paris, à notre ambassade à Damas où notre ambassadeur et toute son équipe, dans un contexte qui n’est pas simple travaillent à tout mettre en œuvre pour obtenir l’évacuation des blessés, des journalistes étrangers et de notre compatriote blessée qui sont à Homs. (...)"


Discours d’Alain JUPPÉ à l’occasion de la 19e session
du Conseil des droits de l’Homme
Genève – 27 février 2012


« Aujourd’hui, s’agissant des droits de l’Homme, l’urgence,
c’est la Syrie. (...)

La Commission d’enquête internationale créée par notre Conseil vient de rendre son rapport. En dépit de l’obstruction de Damas, elle a effectué un travail remarquable, auquel la France rend hommage. Ce rapport est accablant : le régime se rend coupable, à l’encontre de sa population, d’un crime contre l’humanité. (...)

Le jour viendra où les autorités civiles et militaires syriennes, en premier lieu le président Assad lui-même, devront répondre de leurs actes devant la justice internationale. Face à de tels crimes, il ne saurait y avoir d’impunité. La communauté internationale doit préparer dès à présent les conditions d’une saisine de la Cour pénale internationale  »



Conseil des Affaires Étrangères de l’Union Européenne
Bruxelles, 27 février 2012


- Propos d’Alain Juppé à différents médias - Bruxelles, 27 février
" (...) Quand on voit le président Bachar Al Assad sourire en votant sur ce référendum, qui est une sinistre mascarade, on ne peut qu’être indigné parce que dans le même temps les bombes continuent à tomber sur la population de Homs et d’autres villes. Nous allons donc maintenir la pression. (...) "


- Renforcement des mesures restrictives à l’encontre du Régime Syrien - Déclaration du Conseil de l’Union Européenne - Bruxelles, 27 février 2012

" (...) Mme Catherine Ashton, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a déclaré ce qui suit : « Les décisions adoptées aujourd’hui augmenteront la pression mise sur les responsables de l’impitoyable répression exercée en Syrie. Les mesures prises visent le régime et sa capacité à faire usage d’une effroyable violence contre la population civile. Aussi longtemps que la répression se poursuivra, l’Union européenne continuera à imposer des sanctions. » (...) "


Participation d’Alain Juppé à la conférence des amis du peuple syrien
Tunis - 24 février 2012



Le ministre d’Etat a représenté la France à la conférence des amis du peuple syrien qui s’est tenue à Tunis, vendredi 24 février.

Cette conférence était souhaitée par la France et elle a exprimé le large consensus international en soutien à l’initiative de la Ligue arabe pour mettre fin à la répression en Syrie. Elle a illustré l’isolement total du régime de Bachar El-Assad. Elle a rappelé la condamnation de la communauté internationale face à la fuite en avant criminelle de ce régime.

La situation humanitaire se détériore dramatiquement dans plusieurs régions de Syrie et en particulier à Homs. La mort tragique de deux journalistes victimes des bombardements est une illustration supplémentaire du mépris total de ce régime pour ses obligations internationales. La France a rappelé l’urgence d’un rapatriement médicalisé des victimes.

La conférence de Tunis a permis de faire avancer des solutions pour permettre l’accès de l’aide humanitaire. Le ministre a reçu jeudi soir au quai d’Orsay Mme Valérie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires avec laquelle il a évoqué la mission que celle-ci doit effectuer prochainement en Syrie et l’urgence humanitaire dans ce pays.

La France a souhaité, également, que cette conférence donne une impulsion au processus de soutien international à l’opposition syrienne, inclusive et unie, dans toutes ses composantes autour du Conseil national syrien.

- Lire le point de presse d’Alain Juppé à l’issue de la conférence des Amis du peuple syrien

"La Conférence a aussi lancé un appel à renforcer les sanctions internationales qui seront de nature à faire plier le régime et j’ai rappelé que, lundi, l’Union européenne va examiner de nouvelles sanctions, notamment pour ce qui concerne les opérations de la Banque centrale.

La Conférence affirme aussi son soutien à l’opposition, je l’ai déjà évoqué, et au Conseil national syrien. Nous sommes convenus de soutenir une réunion autour du Conseil national syrien que nous considérons comme le pôle de l’opposition, avec évidemment la participation d’autres groupes, d’autres personnalités, y compris ceux qui se trouvent actuellement en Syrie.

Enfin, nous avons beaucoup mis l’accent sur l’assistance humanitaire en demandant au régime de cesser immédiatement ses violences et d’autoriser un accès libre et sans entraves aux Nations unies, aux ONG humanitaires, à la Croix rouge et au Croissant rouge, en mettant tout particulièrement l’accent sur les besoins humanitaires de Homs. "

- Lire l’intervention d’Alain Juppé à la conférence des Amis du peuple syrien

"Il y a un an, le peuple tunisien prenait son destin en main, et donnait naissance au printemps arabe qui a depuis bouleversé la région. Les échos de ce mouvement se sont fait sentir jusqu’en Syrie, où Bachar Al-Assad a pris la terrible décision de noyer les aspirations de son propre peuple dans le sang. Il assume ainsi une responsabilité très lourde devant l’histoire.(...)"


Journalistes tués à Homs en Syrie - Un Français parmi les victimes


- Déclaration à la presse d’Alain Juppé - 22 février 2012

"Dès que nous avons été informés du bombardement dont a été victime un groupe de journalistes à Homs j’ai, avec le Président de la République, exprimé la condamnation la plus ferme de la France face à ces nouveaux actes de barbarie commis par le régime de Damas.

Ces journalistes ont été tués et blessés alors qu’ils faisaient leur travail d’information sur les terribles massacres qui se poursuivent à Homs malgré les dénégations du régime syrien.

Les autorités syriennes viennent une fois de plus de faillir à une obligation fondamentale qui est la leur à savoir garantir la sécurité des journalistes, la liberté de l’information. Après Gilles Jacquier, c’est une nouvelle victime française qui, avec d’autres confrères, paie de sa vie son engagement au service de la liberté de l’information.

Je demande solennellement au gouvernement syrien l’arrêt immédiat des attaques et le respect des obligations humanitaires qui s’imposent à lui, qu’il s’agisse des journalistes, bien sûr, ou de l’ensemble de la population civile syrienne.

A ma demande, notre ambassade à Damas a exigé des autorités syriennes un accès sécurisé et médicalisé pour pouvoir porter secours aux blessés avec le soutien du Comité International de la Croix-Rouge.

Mon directeur de cabinet a convoqué l’ambassadrice de Syrie à Paris pour lui faire part dans les termes les plus fermes de ces mêmes exigences.

La France tient les autorités syriennes pour responsables et comptables de la vie de nos ressortissants et de nos blessés.

Ce soir mon message est clair : face à l’urgence de la situation, le régime de Damas nous doit une réponse, et il sera comptable de ses actes."

- Communiqué du Ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand - 22 février 2012

Le Ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand a dénoncé "une nouvelle atteinte intolérable à la liberté d’expression, la liberté d’être informé." et demande "que toute la lumière soit faite et les responsabilités clairement établies" suite à cette "disparition tragique". Les autorités syriennes doivent "prendre des mesures immédiates afin de mettre un terme aux menaces répétées et délibérées contre la liberté de la presse, et garantir en conséquence les mesures de protection qui s’imposent pour tous les journalistes présents en Syrie, qu’ils soient syriens ou étrangers."


- Point de presse du 21 février 2012 - Conférence des amis du peuple syrien - Déclarations du Porte-Parole]

"C’est une conférence qui a pour objet de réunir tous les États qui veulent contribuer à une sortie de crise et à la fin des violences en Syrie. La puissance invitante est la Tunisie. C’est elle qui recense l’ensemble des participations. L’opposition syrienne participera à cette conférence. (...) La Ligue arabe a proposé un plan, réaliste et courageux, nous le soutenons. C’est l’objet de la réunion aujourd’hui ici à Paris, autour du ministre d’État, des ambassadeurs des États de la Ligue arabe : obtenir la fin de la répression en Syrie, contribuer à soutenir le plan de sortie de crise de la Ligue arabe. (...)"

- Point de presse du 20 février 2012 - Déclarations du Porte-Parole

"Nous condamnons fermement toutes les incursions de l’armée syrienne en territoire libanais. Elles constituent des atteintes à la souveraineté et à l’intégrité du Liban, auxquelles la France est attachée. (...) Dans le même temps, nous rappelons aux autorités libanaises qu’il est de leur responsabilité, en lien avec le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies, d’accueillir et de protéger les Syriens qui fuient la crise et cherchent refuge au Liban."

- Déclaration conjointe de Nicolas Sarkozy et David Cameron sur la situation en Syrie - 17 février 2012

"La France et le Royaume-Uni :

Réaffirment leur condamnation des violences atroces commises en Syrie, (...) le président Assad a perdu toute légitimité et doit se retirer, dans l’intérêt de la Syrie et de l’unité de la nation syrienne. (...) Saluent le rôle déterminant de la Ligue des États arabes et soutiennent pleinement ses actions et ses propositions d’assurer une transition ordonnée et pacifique du pouvoir en Syrie. (...) Saluent l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies d’une résolution qui condamne la répression en Syrie (...) Continueront à renforcer leur appui à l’opposition syrienne (...) Appellent les Nations Unies et d’autres organisations humanitaires à mener d’urgence une évaluation des besoins humanitaires à Homs et dans les autres zones touchées par la violence (...) S’engagent à renforcer l’aide humanitaire (...) Soutiennent l’adoption de mesures supplémentaires par l’Union européenne, au plus tard d’ici à la réunion le 27 février du Conseil Affaires étrangères (...)"

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© Présidence de la République - P. Segrette / C. Alix


- Arrestations de Mazen Darwish, Razan Ghazzawi et de militants du centre syrien pour les médias et la liberté d’expression - Déclaration du Porte-parole- 17 février 2012

"La France condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation hier à Damas du journaliste et militant des droits de l’Homme M. Mazen Darwich et de ses collaborateurs alors qu’ils se trouvaient dans les locaux de son ONG, le Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression. La France appelle à la libération immédiate de M. Mazen Darwich et de tous ses collaborateurs. Nous saluons la détermination et le courage de M. Mazen Darwich en faveur des droits de l’Homme. (...) Les premières informations qui nous sont parvenues font état d’une rafle préméditée contre ces militants des droits de l’Homme. Nous dénonçons cette nouvelle attaque qui témoigne une fois de plus des violations systématiques par le régime de Damas des libertés fondamentales et de ses engagements internationaux, concernant la liberté d’opinion et d’expression. (...)"

- Adoption de la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies sur la Syrie - Déclaration d’Alain Juppé - 16 février 2012

"Je salue l’adoption cette nuit par l’Assemblée générale des Nations Unies de la résolution sur la Syrie. 137 Etats, dont tous ceux qui ont voté en faveur du projet marocain de résolution au Conseil de sécurité le 4 février, apportent un soutien massif et sans équivoque au peuple syrien, à la ligue arabe et à la seule initiative qui permette à la Syrie de sortir pacifiquement de la crise. (...) Aujourd’hui, la communauté internationale exige du régime de Damas que les massacres cessent, qu’il respecte ses obligations humanitaires et qu’il mette en oeuvre le plan de transition politique de la ligue arabe. (...) Après le blocage par veto du Conseil de Sécurité, chacun doit tirer les conséquences de cette mobilisation exemplaire des Nations Unies."

Vidéo :
Assemblée générale des Nations Unies - 97e séance plénière - 16 février 2012


- Point de presse du 15 février 2012 - Déclarations du Porte-Parole

"(...) La question de l’accès aux populations constitue un enjeu crucial pour l’aide humanitaire. (...) Les populations civiles dans les zones de violences commencent à manquer de nourriture et de biens de première nécessité. Le nombre des réfugiés et des déplacés intérieurs ne cesse de croître. La détresse des populations atteint un niveau extrêmement préoccupant. (...) C’est un devoir moral de porter secours aux populations victimes de massacres scandaleux. La France réfléchit à tous les moyens possibles pour infléchir la position du régime syrien, faire cesser les massacres et permettre un accès humanitaire d’urgence. (...) Si le régime syrien persiste dans son refus, une résolution du Conseil de sécurité sera nécessaire pour décider des moyens de permettre cet accès aux populations civiles, par exemple sous la forme de corridors humanitaires. (...)"

- 14 février 2012 - Rencontre du Ministre d’Etat avec les organisations humanitaires et des droits de l’Homme actives en Syrie - Déclarations du Porte-Parole

"M. Alain Juppé a rappelé l’action constante de la France depuis 10 mois pour condamner les exactions du régime et a souligné les efforts entrepris avec les partenaires européens, à l’ONU et en appui de la Ligue arabe, pour y mettre un terme. (...) Les représentants des organisations internationales et des organisations non gouvernementales ont confirmé la terrible situation prévalant en Syrie. (...) M. Alain Juppé a rendu hommage à leur engagement et à leur au courage. (...) Il a annoncé sa décision, à titre national, de créer un fonds d’urgence humanitaire pour la Syrie, doté d’un montant initial de 1 million d’euros, et destiné à financer les actions de l’ensemble des organisations et associations qui veulent venir en aide au peuple syrien. (...)"

- Point de presse du 14 février 2012 - Déclarations du Porte-Parole

"(...) M. Alain Juppé ira à Tunis [le 24 février prochain] et notre objectif est d’avoir un groupe des amis du peuple syrien qui soit large, engagé, mobilisé pour appuyer les efforts de la Ligue arabe. (...) S’agissant des Nations unies, les pays de la Ligue arabe travaillent sur plusieurs choses : une résolution qui serait adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies. Cela devrait se faire si je comprends bien, avec notre appui bien-sûr, dans les prochains jours. Deuxièmement, les pays arabes ont proposé une mission de paix de casques bleus qui iraient sur le terrain. À cet égard je voudrais dire, c’est notre message aujourd’hui, que la France étudie avec ses partenaires à New York toutes les options proposées par la Ligue arabe, dont nous comprenons qu’elles prennent plusieurs formes : le soutien à une mission d’observation ; l’appui à un accès humanitaire ; le soutien à un processus politique fondé sur un cessez-le-feu. Tout cela doit être précisé à New York à partir d’aujourd’hui. Hier c’était la réunion de l’Assemblée générale des Nations unies avec l’intervention de Mme Pillay pour, une fois de plus, constater qu’au moment où il parle de changement de la constitution, M. Bachar al-Assad continue à massacrer son peuple. (...)"

Vidéo :
La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, exhorte l’Assemblée générale à agir pour protéger la population (13 février 2012)


- Assemblée Générale - Intervention du Chargé d’Affaires A.I. de la France auprès des Nations Unies - New York, 13 février 2012

"Monsieur le Président, (...) Les autorités de Damas refusent d’entendre les appels répétés du Conseil des droits de l’Homme et de cette Assemblée générale, elles refusent aussi d’entendre les appels de la Ligue des États arabes. (...) Chaque jour, sinistre imprécision des chiffres, il y a des dizaines de nouvelles victimes civiles, le rythme est à ce point élevé que la Haute-Commissaire ne peut plus en faire un compte exact depuis le début de cette année. (...) Pire, le véto de deux membres du Conseil de sécurité a conforté le régime syrien dans sa logique de tueur. Ce régime considère qu’il a maintenant carte blanche pour massacrer son peuple, il n’hésite plus à recourir à l’artillerie lourde pour faire taire toute forme d’opposition. (...) La Commission d’enquête nous l’avait dit en décembre, la Haute-Commissaire l’a confirmé aujourd’hui : le régime syrien est coupable de crimes contre l’humanité. (...) la situation en Syrie sera au centre de l’attention de la 19ème session du Conseil des droits de l’Homme dans quelques semaines. La Commission d’enquête présentera alors son rapport final et ses recommandations. (...) Nous appelons le Conseil des droits de l’Homme à saisir cette prochaine occasion pour condamner unanimement et avec la plus grande fermeté les exactions du régime de Bachar Al-Assad."

Vidéo :
Assemblée Générale - Intervention du Chargé d’Affaires A.I. de la France auprès des Nations Unies - New York, 13 février 2012


- Point de presse du 13 février 2012 - Déclarations du Porte-Parole

"La France a suivi de très près les travaux de la Ligue arabe le 12 février au Caire et se félicite de la mobilisation soutenue de la Ligue qui continue à montrer la voie à la communauté internationale pour un règlement pacifique de la crise syrienne. (...) Solidaire du peuple syrien, la France (...) se félicite que la Ligue arabe ait, à l’instar de l’Union européenne, décidé de mettre en œuvre de nouvelles sanctions à l’encontre du régime syrien. (...) La France est en contact étroit avec ses partenaires concernant l’organisation de la conférence de Tunis. (...) S’agissant de notre concertation avec la Russie, je vous rappelle que le ministre d’État aura l’occasion d’évoquer la crise syrienne jeudi avec M. Lavrov à Vienne. (...) Il n’est pas question à ce stade de fermer notre ambassade à Damas, dont le rôle est important dans le contexte actuel. (...) "

- Décisions prises par la Ligue des Etats Arabes - Déclaration de la Haute Représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité, Catherine Ashton - Bruxelles, 13 février 2012

"Hier, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont pris des décisions importantes afin d’accentuer la pression exercée par la communauté internationale sur le régime syrien. Je salue ces décisions (...). L’objectif premier de l’Union européenne est l’arrêt immédiat de la violence ; (...) Je réitère mes appels urgents à tous les membres du Conseil de sécurité, les invitant à faire preuve de responsabilité à ce moment crucial. (...) L’Union européenne prévoit l’adoption d’une nouvelle série de sanctions et de mesures restrictives lors de la réunion de ses ministres des Affaires étrangères qui se tiendra le 27 février. (...)"

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- Point de presse du 10 février 2012 - Déclarations du Porte-Parole

"(...) Le carnage dans la ville de Homs se poursuit. Le martyre que subit le peuple syrien se poursuit et s’intensifie, les informations que nous recevons sur la situation à Homs sont dramatiques. Dans ce contexte où la violence le dispute à l’horreur, l’aide au peuple syrien est aujourd’hui la priorité de la diplomatie française. (...) La situation humanitaire à Homs est dramatique. Nous allons analyser la situation à la lumière de ce que nous rapportera notre ambassadeur en Syrie que nous avons rappelé pour consultation et qui devrait être ici dans les toutes prochaines heures. Nous nous concerterons également avec les ONG françaises qui elles aussi essaient de se mobiliser pour venir en aide à la population syrienne. (...) Pour l’armée syrienne, les hôpitaux, les médecins sont également devenus des cibles systématiques de la répression. (...) "

- Point de presse du 9 février 2012 - Déclarations du Porte-Parole

"(...) Nous sommes favorables à l’initiative de la Turquie qui illustre la forte mobilisation de la communauté internationale pour mettre fin à la répression en Syrie. (...) L’annonce du retour des observateurs va dans le bon sens, à condition que ces derniers puissent exercer librement et entièrement leur mandat. Ils doivent notamment pouvoir se déplacer librement et avoir tous les contacts nécessaires."

- Poursuite de la répression en Syrie - Point de presse du 8 février 2012 - Déclarations du Porte-Parole

"La France condamne avec force les nouvelles atrocités en cours dans la ville de Homs, où les bombardements du régime ont entraîné ces dernières heures la mort de plusieurs dizaines de civils. Les armes lourdes et les chars déployés par le régime de Damas font craindre un nouveau bain de sang. (...)"

- Rappel de l’ambassadeur de France en Syrie - Point de presse du 7 février 2012 - Déclarations du Porte-Parole

"Face à l’aggravation de la répression menée par le régime de Damas contre sa population, les autorités françaises ont décidé le rappel en consultation de l’Ambassadeur de France en Syrie. (...) nous sommes également en posture d’appui à toutes les sensibilités, dans toute sa diversité, à l’opposition syrienne. Nous leur disons : "Nous vous soutenons parce que votre combat mérite d’être soutenu à nos yeux et en fonction de nos propres valeurs. Nous vous encourageons à vous unir"."

- Entretien du représentant permanent de la France au Conseil de Sécurité, avec le quotidien "Le Monde" (Paris, 7 février 2012)

"Ce veto est incompréhensible. Nous avions négocié longuement, et les Occidentaux avaient fait beaucoup de concessions. (...) Les Russes souhaitaient prolonger les discussions de trois ou quatre jours, mais un report, sans doute possible une semaine plus tôt, n’était plus envisageable après l’offensive des troupes syriennes à Homs (plus de 200 morts). (...) L’inquiétude, c’est que Damas voie dans ce veto un feu vert à frapper encore plus fort, et l’opposition, un encouragement à privilégier la voie des armes."

- Syrie/ Groupe des Amis, CNS - (Q&R - Extrait du point de presse du 06 février 2012)

"(...)la France ne se résigne pas au blocage. Le président de la République va présenter des propositions pour un groupe des amis du peuple syrien, en appui aux efforts de la Ligue arabe. (...) Nous nous félicitons de l’engagement du Conseil national syrien en vue de l’établissement d’une Syrie démocratique, pluraliste et séculière, fondée sur la citoyenneté et le respect des droits de minorités. (...)
Nous considérons le CNS comme un interlocuteur légitime et nous appuyons les efforts de l’opposition syrienne pour s’unir autour d’une plateforme démocratique
."

- Conseil de Sécurité des Nations Unies - Déclaration à la presse du représentant permanent de la France auprès des Nations Unies (New York, 4 février 2012)

"Nous venons de nous heurter au deuxième véto de la Russie et de la Chine sur la question syrienne alors que nous avions depuis des mois tout fait pour essayer de répondre aux préoccupations de ces deux pays. (...) nous n’allons pas désespérer, nous allons continuer à travailler, avec nos amis de la Ligue arabe, nous n’allons pas abandonner le peuple syrien."

- Conseil de Sécurité des Nations Unies - Explication de vote du Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies (New York, 4 février 2012)

" (...) Au-delà des milliers de morts, de blessés, de torturés, d’emprisonnés depuis le début de la répression il y a presque un an, l’histoire vient rajouter à notre honte puisqu’aujourd’hui se trouve être le jour anniversaire du massacre de Hama et le lendemain d’un autre massacre ignoble à Homs. Le père tuait massivement, le fils en fait autant. L’horreur est héréditaire à Damas."


- Massacre à Homs - Déclaration du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Alain Juppé (Paris, 4 février 2012)

"Je condamne avec la plus grande fermeté la nouvelle attaque conduite par le régime syrien contre la population de Homs. Loin d’arrêter leur politique de répression, les autorités syriennes ont franchi un pas supplémentaire dans la sauvagerie. Le massacre de Homs est un crime contre l’humanité, ses auteurs devront en répondre. (...)"

- Conseil de Sécurité des Nations Unies - Déclaration du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Alain Juppé (Paris, 4 février 2012)

"Treize membres du Conseil de sécurité sur quinze ont voté aujourd’hui un projet de résolution qui condamnait la répression du régime syrien contre son peuple et qui apportaient le soutien de la communauté internationale au plan de paix de la Ligue arabe. Deux membres du Conseil de sécurité ont fait un autre choix. En opposant leur veto, ils empêchent l’expression de la communauté internationale et la mobilisation du Conseil de sécurité pour un règlement pacifique de cette tragédie. Ces deux pays portent une terrible responsabilité aux yeux du monde et du peuple syrien. La France ne restera pas les bras croisés face au martyr du peuple syrien. (...)"

- Conseil de Sécurité des Nations Unies - Communiqué du Président de la République, Nicolas Sarkozy (Paris, 4 février 2012)

" (...) Depuis mars 2011 le régime de Damas n’a répondu à l’aspiration légitime du peuple syrien à la liberté et à la démocratie que par une répression féroce et des promesses sans lendemain. La tragédie syrienne doit cesser. L’usage massif de la force armée contre des civils, le recours généralisé à la torture, les violences exercées contre des centaines d’enfants sont révoltants. (...) La France ne se résigne pas. Elle se concerte avec ses partenaires européens et arabes afin de créer un « Groupe des Amis du peuple syrien » qui aura pour objectif d’apporter tout l’appui de la communauté internationale à la mise en œuvre de l’initiative de la Ligue arabe"

- Violence contre la population - Déclaration de la Haute Représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité, Catherine Ashton (Bruxelles, 1er février 2012)

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- Entretien du Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères
et Européennes avec "France 24" (Paris, 31 janvier 2012)

"Le régime s’essouffle sur plusieurs plans. D’abord sur le plan politique parce, malgré la répression, les manifestants syriens continuent à descendre dans la rue. (...) C’est également un échec en matière de rapport de force parce que cet usage massif de la violence n’a pas réduit la résistance de ceux qui demandent de la démocratie en Syrie. Il y a également des difficultés sur le plan économique car, derrière tout cela, des sanctions sont à l’œuvre et commencent à grignoter et à affaiblir l’assise financière du régime syrien. Le problème pour le régime de Damas, c’est également son isolement diplomatique croissant, en particulier vis-à-vis des pays de la région et vis-à-vis de la Ligue arabe. (...)"

- Conseil de Sécurité des Nations Unies - Intervention du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Alain Juppé (New York, 31 janvier 2012)

" Le silence de notre Conseil depuis des mois n’est pas acceptable. C’est l’honneur de la Ligue arabe de venir l’adjurer aujourd’hui de se reprendre. (...) nous nous réunissons pour que cesse le silence scandaleux de ce Conseil. (...) Chaque État a la responsabilité de protéger sa population civile. Non content de ne pas protéger sa population, le régime syrien la massacre sans retenue, de manière honteuse. Ce comportement a des conséquences directes sur la paix et la sécurité internationales. (...) Il n’y a plus de temps à perdre. En moins d’un an, la répression a fait plus de 5.000 morts. (...) j’exhorte les membres de ce Conseil à voter sans attendre ce texte pour que s’enclenche un processus politique qui permette de mettre un terme au cauchemar syrien. "

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Mr Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, lors de la réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie - New York - 31 janvier 2012 UN Photo/JC McIlwaine

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- Conférence de Presse du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Alain Juppé (New York, 31 janvier 2012)

"(...) Il faut arrêter le massacre. (...) la répression est sanglante et s’aggrave de jour en jour, le risque de déclenchement d’une véritable guerre civile est très fort. Il est donc inacceptable que le Conseil de sécurité observe silencieusement la dégradation de la situation (...) il existe aujourd’hui une possibilité de sortie de crise. C’est la raison pour laquelle nous avons beaucoup poussé les responsables de la Ligue arabe à venir ici au Conseil de sécurité pour le saisir de la situation. C’est ce qui a été fait et c’est un progrès important. (...)"

- Remarques à la presse du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Alain Juppé (New York, 31 janvier 2012)

"(...) Je tenais à venir assister personnellement à cette séance du Conseil de sécurité pour souligner la gravité de la situation en Syrie et l’urgence qu’il y a à ce que le Conseil de sécurité se prononce. La répression en Syrie ne cesse de s’aggraver, vous connaissez les chiffres : près de 6.000 morts, près de 400 enfants massacrés. Et chaque jour qui passe allonge cette liste. (...)"

Vidéo :
Conseil de Sécurité - Remarques à la presse du Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et Européennes, Alain Juppé - New York, 31 janvier 2012

Dernière modification le 16/04/2012

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