XXIII Sommet franco-espagnol - 27 novembre 2013 à Madrid [es]

Le 23ème sommet franco-espagnol s’est tenu à Madrid le 27 novembre, au Palais de la Moncloa, siège du gouvernement espagnol.

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Le Président de la République, François Hollande, s’est rendu à Madrid pour le 23ème sommet franco-espagnol, mercredi 27 novembre 2013. Il est accompagné par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et huit ministres du gouvernement : Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, Philippe Martin, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Thierry Repentin, ministre délégué chargé des Affaires européennes, Benoit Hamon, ministre délégué à l’économie sociale et solidaire et Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la mer et de la pêche.

Le Président de la République a participé à un déjeuner de travail offert par M. Mariano Rajoy, président du Gouvernement du Royaume d’Espagne.

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Un arrangement administratif sur l’enseignement et la formation professionnels a été signé entre le ministère espagnol de l’Education, de la Culture et des Sports et le ministère de l’Education nationale français.

Une déclaration d’intention de coopération en matière d’économie sociale et solidaire a également été signée entre le ministre espagnol de l’Emploi et de la Sécurité sociale et le ministre délégué français chargé de l’économie sociale et solidaire.

MM. Mariano Rajoy et François Hollande ont offert une conférence de presse conjointe, au palais de la Moncloa, à 18h15.

- Conférence de presse conjointe :

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- Déclaration conjointe du XXIII Sommet franco-espagnol (27.11.2013)

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- Les accords bilatéraux

- Communiqué du ministère de l’économie et des finances (Paris, 28/11/2013)


- Présidence de la République
- Présidence du gouvernement espagnol


Les enjeux du 23ème Sommet franco-espagnol

Une semaine après le Sommet de Rome, ce rendez-vous est à nouveau l’occasion pour le Président de la République de poursuivre, avec un grand partenaire en Europe, le travail sur les grandes initiatives européennes (emploi, Union bancaire, etc.) et la préparation du Conseil européen de décembre.

Ces priorités portent sur :

- L’emploi, avec deux enjeux majeurs :
•le détachement des travailleurs : renforcer les règles européennes pour lutter contre les abus et la fraude en matière de détachement et contre le dumping social.
•l’emploi des jeunes : mettre en œuvre rapidement les décisions de la Conférence de Paris. (sur les 6 Mds d’euros du budget consacré à l’emploi des jeunes, l’Espagne devrait bénéficier de 1,8 Md d’euros, compte tenu de l’importance du chômage des jeunes - 56 %).

- L’Union bancaire, qui garantira la stabilité financière, sera un outil important de maîtrise du système financier et aussi de financement de l’économie. Un accord doit être trouvé sur le mécanisme de résolution des banques défaillantes en décembre, l’enjeu étant aussi la recapitalisation directe des banques par le mécanisme européen de stabilité (MES).

- De nouveaux instruments pour la croissance dans la zone euro : la poursuite de la proposition sur la capacité financière au niveau de la zone euro pour financer des investissements et des politiques de croissance.
Cette proposition doit s’inscrire dans un cadre général : la zone euro doit progressivement entrer dans un processus de convergence pour renforcer les capacités de croissance. La coordination des politiques économiques de la zone euro est l’un des objectifs avec la mise en place d’une nouvelle gouvernance et l’instauration d’un président permanent de l’Eurogroupe.

- La réindustralisation de l’Europe, avec des règles de concurrence adaptées, une réciprocité dans les échanges commerciaux, une politique énergétique, le développement des filières européennes d’avenir, en premier lieu le numérique.

- La maîtrise de l’immigration : les positions de la France et de l’Espagne sont très proches dans ce domaine. Il s’agit de renforcer à la fois la lutte contre l’immigration illégale, surtout contre les trafics, et la prévention en développant des programmes de coopération avec les pays d’origine et de transit, ainsi que la surveillance des côtes.

- La défense : l’Europe doit conforter son autonomie stratégique. Au Conseil européen de décembre, trois problématiques seront examinés : les opérations, les capacités critiques - particulièrement le ravitaillement en vol et un programme européen de drones de surveillance à partir de 2020 - et le renforcement des moyens industriels.

Sur le plan bilatéral, ce sommet sera marqué par une avancée majeure : l’ouverture de la première ligne à grande vitesse à travers les Pyrénées, entre Perpignan et Barcelone. La volonté de développer une ligne ferroviaire à grande vitesse entre les deux pays a été lancée dès 1992 lors du sommet franco-espagnol d’Albi, puis réaffirmée lors du sommet de Tolède de 1993. Paris-Barcelone se fera désormais en 6h20 sans changement (inauguration prévue autour du 15 décembre 2013).

Ce sera également l’occasion de confirmer le projet d’une seconde LGV côté Atlantique (Bordeaux-Pays basque espagnol) à l’horizon 2027, et de marquer les progrès dans le projet d’une seconde autoroute de la mer entre Vigo et Nantes. Le sommet permettra aussi le bon avancement de projets d’interconnexion énergétiques.

La France et l’Espagne ont une coopération exceptionnelle en matière de sécurité, en particulier dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et les trafics de drogue.

Les échanges porteront également sur la politique étrangère en Méditerranée, au Proche-Orient, en Syrie et sur le dossier du nucléaire iranien.

Dernière modification le 01/12/2014

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